Le collectif

Le collectif #NousToutes est né en juillet 2018 de la volonté de créer une déferlante réunissant toutes les forces possibles pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles. Représentant différents aspects de la lutte féministe, des activistes, des associations, des syndicats, des partis politiques se sont unis pour la 1ère grande marche française autour de cette cause commune.

La charte et l’appel à la deuxième marche commune de 2019 définissent le positionnement, les objectifs et la forme des actions de #NousToutes.

Protest

En 2018

30 000
personnes

se sont rassemblées dans toute la France

Placard

En 2019

150 000
personnes

se sont rassemblées dans toute la France

Map

En 2020

mobilisation
en ligne

le 21 Novembre 2020
je consulte le programme

Microphone

#NousToutes : dans les coulisses de la plus grande mobilisation féministe en France

Le 27 Juillet 2020 au micro de Causes Communes, Caroline De Haas, l’une des initiatrices du mouvement féministe #NousToutes, raconte les coulisses du collectif, ses enjeux de diversité et nous donne ses conseils pour tenir.

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La charte #NousToutes

Faire partie de #NousToutes, c’est accepter les principes et modes de fonctionnement principaux de #NousToutes.

#NousToutes est un collectif féministe ouvert à toutes et tous. #NousToutes est constitué d’activistes dont l’objectif est d’en finir avec les violences sexistes et sexuelles dont sont massivement victimes les femmes et les enfants en France. Le positionnement de #NousToutes est défini dans le texte d’appel à la marche du 23 novembre 2019.

#NousToutes est un collectif uniquement centré sur la lutte contre les violences sexistes ou sexuelles. #NousToutes se mobilise contre les violences économiques, psychologiques, verbales, physiques ou sexuelles, notamment quand ces violences sexistes et sexuelles visent les personnes qui, parmi nous, sont victimes en raison de leur situation de handicap, de vulnérabilité, de leur âge, de leur origine sociale, de leur situation économique, de leurs croyances, de leur statut de migrant·e·s, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre ou parce que racisé·e·s.

#NousToutes est un collectif tourné vers l’action, la formation des militant·e·s et la sensibilisation de toute la société. Chacun·e peut proposer des actions et être aidé·e dans leur mise en place. Un·e militant·e qui propose et porte une action l’organise donc comme elle ou il le souhaite, tant qu’elle ou il reste dans le cadre de cette charte (sur la forme) et du texte d’appel de #NousToutes (sur le fond).

#NousToutes est un collectif non-violent. Nous menons nos discussions et actions dans la bienveillance. Il ne peut y avoir aucune insulte, aucune agressivité, aucun propos dévalorisant,
discriminant ou humiliant dans les cadres #NousToutes. Toute personne ayant un comportement violent sera immédiatement sortie des groupes de discussion, boucles de mail ou réunions. Les pages #NousToutes sur les réseaux sociaux sont gérées dans ce cadre-là. Nos publications sont non-violentes. Nous modérons les commentaires en ce sens.

#NousToutes est un collectif qui fait le choix de limiter l’exposition de ses membres aux violences sexistes et sexuelles. L’échange de messages de témoignages, d’images violentes ou d’articles relatant des histoires de violences est proscrit sur les groupes. Lorsqu’un partage d’info violente est indispensable à une action, il est demandé d’indiquer [TW VIOLENCES] en prévention au début du message.
TW signifie “Trigger Warning”, c’est un code employé sur les réseaux sociaux que l’on peut traduire par “attention, contenu violent”.

#NousToutes ne peut pas prendre en charge de victimes de violences. Nous ne sommes pas des professionnel·le·s et ne sommes pas accompagné·e·s pour assurer de manière sereine et efficace une prise en charge des victimes. Lorsqu’une victime nous contacte, nous l’orientons vers des associations spécialisées, avocat·e·s ou psychologues spécialistes.

#NousToutes veille à garantir un bien-être dans le militantisme. La règle est d’éviter les échanges dans les groupes WhatsApp à certaines heures définies, par exemple après 21h30 et
avant 8h30 afin de garantir un droit à la déconnexion. Le dimanche jusqu’à 15h est off. Les
groupes WhatsApp des comités locaux et comités jeunes ont pour but d’organiser des actions : les notifications doivent donc être limitées !

#NousToutes ne signe pas de tribune en tant que collectif #NousToutes, ni au niveau national ni au niveau local. Chacune et chacun peut signer des tribunes ou appels de son choix, en son nom, en précisant – si elle ou il le souhaite – son appartenance militante à #NousToutes.

#NousToutes est un collectif informel. Il est financé par le biais d’une association « Soutenons #NousToutes », qui ne dispose d’aucun pouvoir décisionnel dans la stratégie et les orientations du mouvement. Cette association récolte des dons et des subventions pour l’organisation de la marche.

#NousToutes est un collectif a-partisan. #NousToutes est soutenu par des dizaines de milliers de personnes et par plus de 80 associations, organisations syndicales et politiques. Ces organisations, au niveau national ou local, sont une des garanties de la réussite du mouvement.

Retrouvez #NousToutes
sur les réseaux sociaux
@noustoutesorg

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Elles soutiennent #NousToutes

Abandon de famille – Tolérance Zéro !, ActionAid France, AFAR Alliance Francophone pour l’Accouchement Respecté, Allons enfants, ANESF (Association Nationale des Étudiant·e·s Sages-femmes), APEL Égalité, Association Anne Lorient, ATTAC France, CALM (Maison de naissance), CARE France, CFDT, CFTC, CGT, Chiennes de garde, CIAMS Coalition Internationale pour l’Abolition de la Maternité de Substitution, Collectif des Femmes du Palais de la Femme, Collectif National Droits des Femmes, Collectif « Stop aux Violences Obstétricales et Gynécologiques » (StopVOG) , Consentis, CQFD Lesbiennes féministes, Dans le genre égales, Eclosion13, Education Ethique Animale, EELV, Encore féministes !, En avant toute(s), Emission Femmes libres sur Radio libertaire, Ensemble!, Equipop, Excision, parlons-en !, FAGE : Fédération des Associations Générales Etudiantes, FDFA (Femmes pour le dire, femmes pour agir), Femmes Egalité, Femmes Gilets Jaunes, FIT Une femme un toit, FNSF, Fonds pour les femmes en Méditerranée, Forum Femmes Méditerranées, FSU, Gauche Républicaine et Socialiste, Génération.s, HandsAway, Inter-LGBT, Krav Maga Women Protect, L4W ( Lawyers for Women), La Cimade, La France Insoumise, La Ligue des droits de l’Homme, Le Planning Familial, Le refuge, Les effronté·es, Les Radicaux de Gauche, LIDDFC (Ligue Internationale de Défense des Droits de la Femme Congolaise), Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie, Marche Mondiale des Femmes France, Mouvement des femmes kurdes en France, NPA, Oxfam, PA.F (Pour une parentalité féministe), Parents & Féministes, Parti Communiste, Parti communiste des ouvriers de France, Parti de Gauche, Parti Radical de Gauche, Parti Socialiste, Pépite sexiste, Peuples Solidaires, Plan International France, RPG – Le centre gauche, Ruptures, SKB, SNES-FSU, Solidaires, SOS homophobie, Stop Harcèlement De Rue, Touche Pas à mon Intermittent.e, UNEF, UNFF, UNL, UNSA Education, URSF IDF, ViP, Aide aux victimes de Violences sexuelles commises sur les mineurs ou/et intra-familiales, Women Safe, Zéromacho – des hommes contre la prostitution et pour l’égalité

Photo marche

Texte d’appel à la marche #NousToutes
du 23 novembre 2019

Samedi 23 novembre, RDV national à Paris pour marcher contre les violences sexistes et sexuelles

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui veulent en finir avec les violences sexistes et sexuelles et avec les féminicides à marcher le samedi 23 novembre, à Paris.

Chaque jour, dans notre pays, des femmes sont victimes de violences psychologiques, verbales, économiques, médicales, physiques ou sexuelles. Une femme meurt tous les 2 jours assassinée par son compagnon ou son ex-compagnon. Qu’elles aient lieu à la maison, au travail ou dans la rue, les violences ne sont pas une fatalité. Jamais.

Avec cette marche, nous dirons notre exigence d’un monde dans lequel les violences n’ont pas leur place. Les femmes et les enfants, aujourd’hui victimes de violences, peuvent être protégé·e·s. Les femmes et les enfants en danger peuvent être mis·es en sécurité. Les criminels doivent être sanctionnés.

Avec cette marche, nous rappellerons que c’est notre droit fondamental de vivre à l’abri des violences. Ce droit est chaque jour bafoué dans une indifférence qui nous sidère.

Avec cette marche, nous ferons entendre nos voix dans chaque famille, entreprise, administration, quartier, école, hôpital et association. Dans tous les espaces de vie, la question des violences doit être posée. Et traitée.

Avec cette marche, nous porterons la voix de toutes celles qui, parmi nous, cumulent les violences en raison de leur situation de handicap, de vulnérabilité, de leur âge, de leur origine sociale, de leur statut de migrantes, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre ou parce qu’elles sont racisées.

Avec cette marche, nous porterons la voix des milliers d’enfants victimes ou co-victimes de violences. Nous dénoncerons les décisions de justice qui relaxent des pédocriminels en bafouant les droits les plus élémentaires des enfants.

Avec cette marche, nous porterons la voix de celles qui ne peuvent plus parler. Celles qui ont été assassinées parce qu’elles étaient des femmes. Nous n’arrivons plus à compter les cas où les féminicides auraient pu être évités. Nous proclamerons notre colère de voir que les pouvoirs publics leur ont tourné le dos, classant leurs plaintes, refusant d’entendre leurs appels à l’aide.

Avec cette marche, nous ferons en sorte que les pouvoirs publics prennent enfin des mesures à la hauteur. Les demi-solutions ressassées depuis des décennies ne fonctionnent pas. Un Grenelle ne suffira pas. Le gouvernement doit passer à la vitesse supérieure et débloquer un milliard d’euros pour financer des politiques publiques qui touchent l’ensemble de la population. La société est prête à se mettre en mouvement contre les violences. Il manque aujourd’hui la volonté politique et les moyens.

Nous connaître,
c’est aussi comprendre
les violences
sexistes et sexuelles !

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Nous connaître,
pour choisir de s’engager à sa façon