AccueilManifestations Novembre 2026 – Texte d’appel externe

#NousToutes Manifestations – Novembre 2026 :

Contre les violences de genre, sociales et d’État

Nous, héritièrEs des luttes des sœurs Mirabal, victimes de féminicides le 25 novembre 1960 pour leur opposition à la dictature en République dominicaine, appelons à la mobilisation de toute la société civile, partout dans l’Hexagone et dans les Outre-mer afin de dénoncer les violences de genre, sociales et d’État que subissent toujours et de plus en plus les femmes, les personnes LGBTQIA+, les personnes racisées et les enfants.

Nous ne cesserons jamais de nous organiser, de lutter et de résister contre le fascisme, qu’il s’incarne à travers l’usage d’une matraque ou par l’abandon des populations vulnérabilisées, minorisées et marginalisées. Nous continuerons à nous opposer au système patriarcal, capitaliste, impérialiste, colonialiste qui produit, alimente et reproduit sans cesse, violences, inégalités, rapports de domination et d’exploitation.

Chaque année des femmes sont victimes de féminicides. Au 29 octobre 2026, nous comptions 125 féminicides1 depuis le début de l’année. Selon la CIIVISE, toutes les 3 minutes, un enfant subit des violences sexuelles en France2. À ces violences s’ajoutent :

  • le mépris de l’État et des institutions censées accompagner les victimes ;
  • le cynisme de l’État qui frappe, mutile, éborgne, agresse, silencie les enfants et tout le peuple ;
  • l’injustice de savoir que nos vies ont moins de valeur à leurs yeux qu’une vitrine cassée.

La France est un État raciste et validiste qui établit des lois entraînant la stigmatisation des personnes racisées, précarisées, des travailleurEUSEs du sexe, des personnes handicapées, et porte des discours qui remettent en cause les droits LGBTQIA+. Une stigmatisation amplifiée par des discours politiques et des médias qui mettent des vies en danger.

Notre combat est anticolonial et internationaliste. Les violences et les rapports de domination ne s’arrêtent pas aux frontières. Nous refusons de hiérarchiser les vies et de séparer les luttes. Nous dénonçons les budgets de plusieurs milliards par an consacrés à la loi de programmation militaire aux dépens du vivant, de la justice sociale et du bien commun.

Protéger les victimes nécessite des moyens, des logements, des lieux d’accueil, des soins, un accompagnement social et juridique, une véritable prévention, de la formation et des services publics accessibles. Mais lutter contre les violences, ce n’est pas seulement les dénoncer, c’est transformer les conditions qui les rendent possibles. Nous y travaillons avec des organisations féministes et alliées, afin d’élaborer collectivement un Plan global d’action féministe.

Investissons tous les espaces et les moyens de lutte possibles pour porter un féminisme intersectionnel et antiraciste.

Pour une société féministe inclusive.

Faisons corps contre toutes les violences. Organisons-nous. Mobilisons-nous. Soyons partout.

Sources

  1. Comprendre les chiffres – #NousToutes ↩
  2. https://www.ciivise.fr/le-bilan-de-mise-en-oeuvre-des-82-recommandations ↩